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La domination féminine aujourd’hui
La Domination féminine se porte bien, en dépit du fait qu’il y a toujours dix fois plus d’hommes qui rêvent de se soumettre que de femmes prêtes à imposer leur despotisme. À mesure qu’elles prennent conscience de leur pouvoir, les femmes se laissent aller à leur imagination débordante… Aperçu de la domination féminine telle qu’elle se pratique aujourd’hui dans l’intimité des couples.


Un contrat dûment signé

Il existe parfois un contrat dûment signé qui permet à la Maîtresse de disposer de son esclave comme elle l’entend. Claire W., propriétaire d’un important hôtel-restaurant, et sa sœur Stéphanie G. ont fait signer à Jean-Luc S. un bien insolite contrat d’embauche : "Jean-Luc S. sera de fait employé au service de l’établissement comme serveur mais aussi pour toutes les tâches que ses employeuses désireront lui faire accomplir. Il devra obéir à tous leurs ordres et effectuer tous les travaux qu’elles jugeront utiles. Le temps de travail de Jean-Luc S. ne sera délimité par aucun créneau horaire. Il devra être disponible de jour comme de nuit aux heures imposées par les besoins et nécessités de ses patronnes. Le temps de repos qu’elles lui accorderont sera le seul qu’il sera en droit de revendiquer. Jean-Luc S. reconnaît être la propriété des Dames Claire W. et Stéphanie G. et ne pourra quitter l’établissement sous aucun prétexte. En revanche les Dames Claire W. et Stéphanie G. pourront se séparer de lui quand il leur plaira, sans préavis et sans que ledit Jean-Luc S. puisse prétendre à la moindre indemnité de leur part." Ajoutons à cela les nombreuses autres clauses qui font de Jean-Luc S. l’esclave aussi bien professionnel qu’intime de ses deux patronnes…



Cette domestication de l’homme se retrouve dans beaucoup de foyers où la domination féminine est en vigueur. Une femme d’une quarantaine d’années qui évolue dans un milieu très favorisé confesse : "On a tendance à croire que les hommes sont moins aptes que les femmes à s’occuper des tâches ménagères. C’est une grossière erreur. J’ai eu plusieurs hommes très doués qui m’ont servi de domestiques bénévoles." Et Valérie, charmante brunette de trente-deux ans qui habite l’ouest de la France, raconte : "Nous travaillons tous les deux. Quand le réveil sonne, il se lève et va à la cuisine préparer le petit déjeuner qu’il me sert au lit sur un plateau. Il s’agenouille sur la descente de lit, pose le plateau à côté de moi. Je lui flanque une paire de gifles, celle du matin. Et il va faire sa toilette pendant que je déjeune. Il m’accompagne dans la salle de bains où il reste à ma disposition. C’est toujours lui qui m’enfile les bas, accroche mon soutien-gorge et tout le reste. Le soir, comme je rentre après lui, il se précipite pour m’embrasser les lèvres d’abord, puis les mains et les pieds. Quand je suis de mauvaise humeur, je le gifle, comme ça, pour me calmer aux nerfs. Après, il va dans la cuisine préparer le dîner et disposer le couvert. Quand il vient me chercher, tout est prêt, je n’ai plus qu’à mettre les pieds sous la table."



Le culte du pied féminin

Chez la plupart des dominatrices, il existe des rites s’appuyant sur des fantasmes bien définis. Le culte du pied féminin et de la chaussure est très fréquent. Une jeune dominatrice belge confie qu’elle trouve très excitant d’écraser la langue de son esclave sous le talon de sa botte et de l’obliger, lorsqu’elle est assise et qu’elle porte des souliers sans contrefort arrière, à glisser sa langue entre le talon du pied et la semelle intérieure. Sa jouissance est proportionnelle à la douleur de l’esclave. Et Cécile, secrétaire de son état, déclare : "Je n’ai jamais épousé Serge, j’ai fait de lui mon valet de pied au sens propre du terme. Il est au service de mes pieds, au mien aussi bien sûr, mais surtout à celui de mes pieds. Il les lave, les pédicure, les masse, me fait les ongles des orteils chaque jour. Il veille aussi au parfait entretien de mes chaussures."



Pour une autre dame, quinquagénaire, l’homme esclave doit être traité comme un animal domestique : "Dès qu’il arrive à la maison, il doit se dénuder complètement et se mettre à quatre pattes, et il reçoit le collier de mes mains. Dès lors, il doit se déplacer à quatre pattes car il est Pataud, mon chien. Bien que je l’aie baptisé ainsi, il est rare que je l’appelle par ce nom : je siffle et il accourt. Le soir, si je regarde la télévision, je lui accroche une laisse dont je passe la boucle à mon poignet ou à ma cheville et il se couche à mes pieds. Chaque samedi soir, je sors pour aller au spectacle ou en boîte avec un ami. Comme un chien de garde, mon mari-esclave est cadenassé par la laisse dans le vestibule. Lorsque je rentre, à l’aube ou le lendemain matin, il me fait la fête en remuant la croupe et en me léchant les pieds."



Un esclave-cheval

Pour Virginie, souriante Antillaise de vingt-six ans, l’esclave devient cheval. Ce qui l’excite le plus, c’est le contact de son sexe sur la peau nue. Aussi réfute-t-elle l’emploi de la selle et de tout l’attirail dont d’autres aiment à harnacher leurs chevaux humains.



L’homme-objet obtient aussi bon nombre de suffrages chez les dominatrices, à l’exemple de celle-ci pour qui son mari est avant tout un pouf confortable : "Je trouve reposant l’été de m’asseoir dans un fauteuil et de le faire allonger, complètement nu, sur le dos devant le fauteuil et de poser mes pieds sur son ventre pour regarder la télé." La même m’avoue : "J’ai toujours les pieds froids. L’hiver, je fais coucher Jean-Jacques au pied du lit et en travers, sa tête seule émergeant des couvertures pour qu’il n’étouffe pas. Je me réchauffe les pieds sur son corps et je m’endors ainsi." D’autres utilisent leurs esclaves comme paillasson. Mais le plus usité est peut-être l’esclave-siège, tel celui de Judith, un modèle de vingt-trois ans : "Je n’ai jamais acheté de siège pour ma coiffeuse. Je le fais mettre à quatre pattes, les reins creusés, et je jette sur lui une peau d’ours qui le recouvre entièrement. C’est très excitant pour moi qui suis complètement nue de sentir contre mes fesses, mon sexe et mes cuisses, cette peau d’ours sous laquelle saillent des muscles humains. Je passe plusieurs heures devant ma coiffeuse pour me maquiller, me coiffer… Sans mentir, c’est le siège le plus employé de l’appartement." Sylvie, elle, préfère une position plus compliquée : "J’utilise un fauteuil de cuir large et profond. Mon ami est nu. Il doit s’installer le dos et les fesses sur le siège. Les jambes sont écartées et ses cuisses remontent de chaque côté du dossier. Les chevilles sont reliées entre elles derrière. Les bras passent sous le siège et sa tête pend, renversée en arrière. Je suis assise sur son bas-ventre et sur son ventre. Mes cuisses reposent sur sa poitrine, c’est très confortable parce que le ventre est mou comme un coussin et très agréable."



Patère, séchoir à linge, lampadaire, crachoir, cendrier, autant de métamorphoses que doivent subir les hommes esclaves…

Ceinture de chasteté et fouet

Il y a aussi les messieurs à qui est imposé le port de la ceinture de chasteté ou ceux qui, punis, passent de longues heures dans une cave, un débarras, un placard à balai. Le lit de Corinne, ravissante dominatrice de trente-deux ans, à l’opulente chevelure auburn, est entouré d’une estrade aux côtés amovibles. Lorsqu’elle reçoit son amant, elle fait au préalable glisser son mari-esclave dans ce cachot où elle l’attache, écartelé par des chaînes fixées aux quatre coins intérieurs de l’estrade. Elle passe ensuite d’excellentes nuits d’amour, s’excitant à la pensée que les deux corps enlacés font ployer le sommier qui appuie sur celui du mari-esclave immobilisé.



Bien entendu, toutes ces femmes aiment fouetter leur soumis. Telle Anne : "Lorsque j’ai envie de le fouetter, je lui ordonne de baisser son pantalon et son slip sur les chaussettes, et de se mettre au coin, les mains sur la tête. Je prends mon temps pour me préparer et je le laisse mijoter. Après, je relève sa chemise et j’en attache le pan au col avec une épingle. Et je le fouette au martinet, sans la moindre précipitation et en me moquant de lui." Ou encore, Mylène : "Je fouette à un rythme lent et régulier, de façon à profiter du spectacle de sa croupe qui vibre et soubresaute comme une grosse motte de gelée, et je regarde les stries rouges qui apparaissent à mesure. L’esclave ne crie plus, mais il geint à chaque fouettée."

Certaines dominatrices féminisent leurs esclaves pour les transformer en petites soubrettes bonnes à tout faire. Nadia, trente-sept ans, d’origine portugaise et marocaine, explique : "Mon esclave, que j’ai baptisé Sucette, doit être vestimentairement féminisé. Suivant mes caprices, mes humeurs et mes ordres, il porte des bas ou des collants, des escarpins ou des mules, des robes ou des jupes. Perruquée et maquillée, elle est assez mignonne, ma petite esclave. Une petite chienne en chaleur à qui j’apprends couture, lessive et cuisine."



D’autres enfin, plus expérimentées, s’adonnent avec une pointe de sadisme à de petites tortures plus raffinées, plus cruelles, mais en sachant toujours ne pas aller trop loin. Comme on peut le constater, la domination féminine, aujourd’hui, est en bonne santé.


 
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